technique de qwankido
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Les techniques du CO VO DAO

Comme tous les arts martiaux, le QWANKIDO comprend également l’apprentissage et le maniement des armes, voici une liste non exhaustive des armes utilisées et enseignées au Qwankido :

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Les armes agraires



Non articulées
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  • Bong: Le bâton long est le fidèle compagnon du paysan nomade. Il était utilisé non seulement pour transporter de grosses charges mais également pour la cueillette.

  • Tien Bong ou Song Cot: Ne trouvant pas le bong adapté pour vaincre un adversaire armé d'un sabre, la solution fut d'utiliser un bâton court. Utilisé par deux, cet ustensile courant pouvait servir autant pour l'attaque que la défense. La taille du bâton court est comprise entre 80 cm et 90 cm permettant de le dissimuler facilement.

  • Moc Can: Son utilisation originelle permettait aux paysans de moudre les graines de céréales en l'utilisant comme manche pour tourner les meules. Il est muni d'une poignée latérale au tiers de sa longueur et mesure 50 cm. Pour obtenir une bonne maîtrise technique et une certaine dextérité, sa pratique demande beaucoup de souplesse, de force et d'agilité dans les doigts et les poignets. L'utilisation de cette arme repose sur le mariage de la souplesse et de la force afin de doser l'intensité lors de son utilisation aussi bien en impacts reçus que donnés. Il s'utilise par paire pour donner un maximum d'efficacité.

  • Cau Liem: La serpe connue sous le nom japonais kama.

  • Yen Dao: Le couteau.

  • Ma-Dao : La machette.

  • Con Cau: Les crochets du tigre.


Articulées :

  • Long Gian: Cette arme très connue sous le nom de nunchaku (nom japonais) était à l'origine un fléau en bois qui servait à piler le riz et le blé. Sa notoriété est intervenue au travers des nombreux films d'arts martiaux tels que ceux de Bruce Lee.

  • Tam Thiet Gian: Le tri-bâton encore appelé fléau à 3 branches ou nunchaku à 3 branches est une arme délicate à manier. Beaucoup plus long que le long gian son utilisation est propice au combat face aux armes de longue portée.

  • Cuu Khuc : La chaîne est divisée en plusieurs sections en métal (7, 9 ou 13) reliées entre elles par des anneaux. C'est une arme souple redoutable pouvant être utilisée par paire pour fouetter ou percer un adversaire. Un morceau de tissu est souvent attaché au bout de celle-ci améliorant l'aspect visuel, son contrôle et réduisant les risques pour le pratiquant de se blesser. La chaîne demande, tout comme le tri-bâton, une grande maîtrise.

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Les armes militaires


  • Thuong : La lance est en rotin souple comme le bâton long et la pointe ne doit pas dépasser la hauteur des yeux. Cette arme très dangereuse associée à l'élément Feu, était l’arme de base du fantassin. Tout comme le cuu khuc, un morceau de tissu peut être fixé à la pointe pour perturber l'adversaire.

  • Dai Dao : La hallebarde est une arme utilisée pour le combat rapproché. En raison de son poids important, elle demande une forte assise au sol pour celui qui la manie. De ce fait l'énergie cinétique, lorsqu'on la manie, est très importante et en fait une arme très puissante, capable de tailler, percer et arracher les armures. Cette arme était utilisée par l'infanterie, permettant ainsi d’arrêter une charge de cavaliers en plantant le dai dao dans le sol face à l'ennemi. Un autre maniement était de couper les jarrets des chevaux à l'aide du crochet dont elle est munie, toujours, à distance ou encore de désarçonner les cavaliers en l'employant tel un hameçon au niveau des jointures de leurs armures.

  • Guom : Le sabre long était une arme d’officier au maniement difficile. Sa pratique nécessitait un entraînement rigoureux. C'est pourquoi aujourd'hui cette arme garde toute sa noblesse et fascine encore le pratiquant.

  • Doan-Guom : Le sabre court.

  • Song Dao : Les sabres papillons utilisent des techniques très amples, généralement symétriques pour trancher ou faire saigner l’adversaire. La longueur de la lame doit permettre la protection de l'avant bras tout entier. La garde est destinée à protéger la main, à dévier ou a bloquer une attaque de sabre et permettait d'en casser la lame. C'est donc un exercice réclamant une parfaite coordination technique des membres supérieurs ainsi qu'un total équilibre du corps tout entier.

  • Quat : C'est une arme blanche japonaise formée d'un éventail, dont les pales sont faites en métal, de façon à pouvoir rapidement, et discrètement, tuer un adversaire. Sur le plan historique, le quat a commencé à exister lorsque les Européens ont amené au Japon des éventails. Les Japonais se sont inspirés de cette forme dépliable de l'éventail qu'eux ne connaissaient pas, pour en faire une arme digne des légendes populaires. Pendant le Moyen Âge au Japon, le chef de guerre (le shôgun) portait un "gunsen" (littéralement "éventail de guerre") : ce type d'éventail avait une monture forgée en acier et servait à la fois de signe de ralliement et de direction des troupes (brandi ouvert), et à la fois de garde et de protection (une fois fermé) lors d'un combat au sabre. Le quat, de forme plus européenne, était plutôt réservé aux femmes, qu'elles avaient toujours à portée de main, et qu'elles apprenaient à manier dès leur plus jeune âge. Le quat était utilisé à la fois comme arme défensive dans les palais qui interdisaient souvent le port d'un sabre ou d'un couteau.

  • Kiem : L’épée.

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